Bora-Bora. La Perle du Pacifique.

lagoon_fb

Rien que le nom fait rêver. Mondialement connue pour son lagon, ses variations de couleurs et ses paysages dignes des plus belles cartes postales, Bora-Bora n’a pas volé son surnom de “Perle du Pacifique”.

Un nom qui ne rime pourtant pas avec “routard” ou “backpacker” tant le cout d’un séjour sur place est élevé. C’est pourtant sur cette petite ile de 38 km2 que nous avions décidé de passer quelques jours. Bora-Bora est formée d’un volcan éteint, entouré par un lagon et Un collier de corail protège Bora-Bora comme une digue. Il s’agit d’un récif-barrière, qui ne présente qu’une ouverture sur l’océan : la passe de Teavanui, située à l’ouest de l’île principale, qui permet à la plupart des gros cargos d’entrer dans le lagon. Ils doivent, toutefois, rester dans un chenal car ailleurs l’eau est peu profonde. À l’est et au nord de l’île, le récif supporte une série d’îlots constitués de débris coralliens et de sable (ce genre d’îlot est appelé motu). C’est sur un motu situé au nord, le Motu Mute, qu’a été construit l’aéroport de Bora-Bora.

C’est là que nous débarquons, en provenance de Moorea, après un vol de 50 minutes et une courte escale sur l’ile de Huahiné. Nous savions qu’il fallait s’asseoir à la droite de l’avion afin de profiter des meilleures vues sur Bora. Le choix des siégés étant libre, nous nous étions assurés d’être à l’avant de la file afin d’etre parmi les premiers à embarquer. Une fois installés, on peut sortir l’appareil photo. L’instant est magique, on peine à réaliser qu’elle existe vraiment !

View from the plane

Apres avoir atterri et récupéré nos sacs, nous embarquons sur un catamaran (compris dans le prix du billet d’avion) pour un trajet de 20 minutes afin de rejoindre l’ile (l’aéroport étant situé sur un motu) et le port de Vaitape, le chef-lieu de l’ile.

S’en suit un trajet de 10minutes en taxi (2000 Francs Pacifique, 17eur) pour rejoindre le Tiare Market, une petite superette d’où nous avions rendez-vous avec les gérants du camping. Ne possédant pas de téléphone afin de les prévenir de leur arrivée, le chauffeur de taxi accepte gentiment de nous prêter le sien. Une vingtaine de minutes plus tard, nous faisons la connaissance de Bertrand, un local de Bora-Bora d’une trentaine d’années, venu nous chercher avec son minuscule bateau. Une fois les présentations faites, nous prenons place à bord.

Première grosse claque avec la traversé du lagon dont les couleurs, absolument éclatantes, passant du bleu foncé au bleu turquoise, défilent sous nos yeux. La transparence est exceptionnelle, on croise même plusieurs raies en chemin !

Notre camping se situe sur le motu…. oui oui, là même où sont situés quelques uns des hôtels les plus chers au monde tels que le St Régis ou le Four Seasons Bora-Bora (prix minimum pour une nuit en chambre Standard : 1000eur) ! Pour nous ca sera 2000 Francs par nuit, soit 34eur. Compris dans le prix : plage privée sur terrain privé, le lagon et sans doute une des plus belles vues de toute l’ile, face au coucher du soleil.

'our motu'

On a du mal a y croire mais il vaut bien se rendre à l’évidence, les longues recherches sur Internet auront fini par payer (le camping étant ouvert depuis moins de 6 mois et ne fait aucune publicité sur Internet, mis à part une discrète page Facebook). La preuve, nous sommes les seuls au camping !
Le temps de planter la tente, nous sommes accueillis par Kenia, la fille du propriétaire. Extremement souriante et chaleureuse, nous nous sentons immédiatement chez nous. Le camping est très basique, pas d’électricité (un groupe électrogène est allumé quelques heures en soirée) ni de frigo pour stocker notre bouffe. Léger problème car nous avions ramené pas mal de bouffe en prévision, dont quelques produits frais tels que du lait et du fromage. Il n’y a aucun magasin sur le motu, juste les hôtels et des propriétés privées appartenant aux locaux et à certaines célébrités (dont Jack Nicholson dont la villa est apparemment à « deux pas de chez nous » ). Bertrand nous propose alors de faire appel à son cousin qui possède un bateau et qui avait prévu de passer dire bonjour durant l’apres-midi. Nous lui commandons donc trois gros sacs de glace, Bertrand ayant une petite glacière. Ca fera l’affaire pour un jour ou deux.

Une demi-heure plus tard, Bertrand nous demande ce que nous voulons manger. Nous pointons du doigt en direction de nos trois baguettes achetées la veille à Moorea. Il nous suggère alors de faire cuire des langoustines, pêchées ce matin dans les rochers de l’autre coté du lagon, et ce, gratuitement.
Incrédules, nous demandons à voir. Il revient alors armé d’une grosse langouste et de 7-8 petites langoustines. Situation irréelle. Bora-Bora, plage privée, lagon transparent et langoustines. Le tout pour 34eur/nuit ! Si ca c’est pas de la débrouille !

Miam !!!!!!!

Petit clin d’œil à Jean-Luc, Bernard, Fred et Stéphane : je ne suis pas en mesure de vous dire si elles étaient aussi bonnes que celles de Saint-Quai Portrieux, j’étais bien malheureusement trop idiot à l’époque pour en gouter. Cfr : « …des êtres vivants…! »

Peut-on faire mieux que ca?

Anne-Marie passa le reste de l’après-midi sur la plage, tandis que Thomas passa quelques heures dans les eaux du lagon, accompagné de son masque et de son tuba. Les raies et les requins étaient au rendez-vous. Malheureusement pas de raies mantas. Pour cela, il faut y aller en plongée à plus de 20 mètres de profondeur.

Prix d’une plongée avec un des nombreux opérateurs du coin : 90eur. Non merci, on repassera… peut-être un jour ☺

Le soir nous faisons la connaissance du grand-père de Bertrand dont nous avons malheureusement oublié le nom, mais pas l’humour ! C’est un des anciens du village de Te Anau, très respecté des autres. Il nous invite le lendemain à venir assister à la messe locale pour la fête de l’Ascension.

Rendez-vous pris autour d’un verre de rhum arrangé de sa réserve personnelle. La nuit tombant assez rapidement en Polynésie, nous sommes au lit vers 20h.
Au réveil le lendemain matin, nous ouvrons la tente pour laisser découvrir la vue depuis le lit. Y a pire, me direz-vous.

Bonjour !

Le grand-père est au rendez-vous. Nous embarquons dans le bateau, directions l’église protestante du village.

En route pour la messe!

Tout le monde est sur son trente-et-un. Nous faisons un peu tache, Thomas avec son short aux motifs de l’armée et Anne-Marie en mini-short, à coté des hommes en costume et des femmes en robes à fleurs mais qu’importe !

Nous pénétrons dans l’église et sommes directement accueillis par des chants tahitiens. Tout le monde sourit et frappe des mains. L’église est comble et la température est à son maximum. Heureusement des ventilateurs sont installés sur les murs. La messe, en Tahitien, dura presque DEUX heures. Autant nous nous attentions à une chouette expérience, et ce fut le cas lors de la première demi-heure. Autant l’heure et demi qui suivit fut un véritable calvaire. Nous ne comprenions absolument rien et avons passé la majorité du temps entre les positions assis et debout. Heureusement comme souvent, le meilleur était pour la fin.

Une fois la messe terminée, nous sommes accueillis par la tante de Bertrand, qui nous invite à venir partager un repas local en compagnie de tous les participants à la messe et ce, à l’arrière de l’église où plusieurs tables longues furent précédemment installées. Nous avons donc eu le privilège de gouter à plusieurs spécialités locales telles que le manioc, le poulet fafa ou encore le poisson cru. Un délice, le tout dans une ambiance bon enfant. Les Polynésiens savent vraiment recevoir !

Polynesian food

Nous repartons vers le bateau, non sans avoir pris quelques photos avec quelques locaux de la taille de Sébastien Chabal.

On comprend tout de suite mieux suprématie de la Nouvelle Zélande (et ses joueurs issus du Pacifique) sur la planète Rugby.

On our way back from the church, sailing by some over-water bungalows

L’après-midi fut passée au soleil sur le motu. Lors du coucher de soleil, nous avons fait sauter le bouchon d’une bouteille de champagne, achetée pour 12eur en Nouvelle-Zélande dans un des établissement vinicoles, que nous avions précieusement conservée jusqu’ici ! Pas de verres, mais on ne bouda pas notre plaisir de boire au goulot !

Thomas qui fait sauter le bouchon !

Deuxieme nuit dans la tente, achetée pour 40$ à un couple de Français à Christchurch. Sachant que nous n’allons probablement plus l’utiliser une fois arrivés en Amérique du Sud, nous proposons à Bertrand & Kenia de l’échanger contre une nuit gratuite au camping. Marché conclu, ca nous arrange bien et soulagera de 5 kilos le poids de nos bagages.

C’est déjà le dernier jour sur Bora. Nous en profitons pour faire un petit tour du motu, quelques baignades mais également de « photographier avec les yeux ».
Heureusement on vous en a gardé quelques unes, digitales cette fois.

Notre paradis

Coucher de soleil de luxe

Photo souvenir

Nous repartons pour Tahiti avec le vol de 17h00. Arrivés à l’aéroport International de Papeete, Thomas se rend compte qu’il a perdu son bracelet (et la perle) acheté à Moorea. Apres avoir fouillé partout et s’être assuré de ne pas l’avoir perdu/oublié dans l’avion, il décide d’en acheter un autre dans une des bijouteries touristiques de l’aéroport. Cinquante euros de perdus mais au moins il repartira avec un souvenir. Tant pis.

Quatre heures plus tard, on s’envole vers les Etats-Unis. Huit heures de vol pour rejoindre Los Angeles à bord d’un Airbus A340 de la compagnie Air Tahiti Nui.
C’est fini pour le Pacifique Sud. On vous reparle depuis l’Amerique !

5 thoughts on “Bora-Bora. La Perle du Pacifique.

  1. If you guys are heading up to Oregon let me know, we have an extra room

    • Thanks Jesse, unfortunately we won’t be on this trip as we’re heading down to South America but thanks for the offer, really appreciated ! If you’re around in Europe at the end of this year and wish to visit Ireland or Belgium, give us a shout!

  2. Y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ;-) !!!
    Tu grandis Thomas!

  3. Quel bon plan ce camping j’en reviens pas!!
    Superbes photos surtout celle avec le grand-père de bertrand et le gars (bertrand?) dans le bateau :)

  4. Je sais pas pourquoi je regarde encore cet album pour la 100eme fois, mais c’est vraiment mon rêve !!!!
    Je suis certaine qu’ils auraient bien besoin d’une institutrice la bas :)

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